
Dans mon jeune temps, comme disent les vieux
J'trouvais qu'maman était vieux jeu
Dans mon jeune temps, avant qu'sois grande
J'fuyais les grands qui voulaient me prendre
Dans mon jeune temps, du temps qu'j'étais petite
Je voulais pas grandir trop vite
Devenir sérieuse, parler d'argent
J'étais heureuse dans mon jeune temps
Dans mon jeun temps, j'croyais qu'l'amour
C'était gratuit et pour toujours
Et j'trouvais pas ça important
De dire "je t'aime" à mes parents
Dans mon jeune temps, je fuyais tout
C'qui s'penchait pour m'faire un bisou
Et lorsque hélas, on m'embrassait
Dans une grimace, je m'essuyais
Dans mon jeune temps, les yeux rivés
Sur une bande dessinée
J'oubliais tout c'qui m'entourait
Tous mes toutous, tous mes jouets
Même le papier peint tout nouveau
Celui que j'avais choisi moi-même
Celui qu'mon père sur l'escabeau
Avait posé non sans problème
Dans mon jeune temps, je voyais pas
Tout c'qu'on faisait pour me faire plaisir
J'croyais qu'le plaisir était là
Et qu'il suffisait d'se servir
Qu'il était comme dans un gros plat
Que le bon Dieu nous préparait
Dans mon jeune temps, je savais pas
Combien coûtait ce que j'mangeais
Dans mon jeune temps, quand ma grand-mère
Venait me radoter le sien
Et qu'elle se rappelait mon grand-père
Avec des yeux comme plein d'chagrin
Dans mon jeune temps, j'comprenais pas
C'que voulais dire "mélancolie"
J'croyais qu'y avait des mots comme ça
Qui étaient là juste pour faire joli
Dans mon jeune temps, j'croyais qu'la vie
C'était très long, mais j'ai grandi
Et voilà que j'ai l'impression
De manquer d'jours et de saisons
Voilà que j'parle comme les vieux
Avec des larmes dans les yeux
De mon mariage, de ma carrière
Et de tout c'que j'ai pas pu faire
Y a du tout nouveau papier peint
Dans la chambre de Marie-Hélène
Rien qu'parce qu'elle m'a dit y a deux semaines
Qu'elle raffolait pas de l'ancien
Dans mon jeune temps je savais pas
Qu'y aurait fallu que j'dise merci
J'irais maintenant l'dire à papa
S'il était pas déjà parti
Dans mon jeune temps, comme disent les vieux
J'trouvais qu'maman était vieux jeu
Elle me disait d'faire attention
Chaque fois que j'sortais d'la maison
Et voilà que j'fais la même chose
Avec Marie-Hélène et Rose
Et je les embrasse même si
Elles grimacent, et puis s'essuient ...
Paroles et Musique: Lynda Lemay 1998
Disques Warner

et bientôt livrées!! en voici deux de plus...et la rose aura la chance de partir pour l'Océan Indien


Quelques croix, quand même, avec un joli échantillon de fil House of embroidery que m'a offert Laura 



Ce soir, je vous demande toute votre indulgence…je vous aurais prévenus….ce soir, je " me la pète !!! ".
En effet, rencontre littéraire à l’espace Kléber avec une de mes Idoles : Douglas Kennedy himself !! Une petite heure de discussion à bâtons rompus…cet homme est vraiment plein de charme, d’humour…et très cultivé !! Bref, moi qui ait lu toute son œuvre, et qui l’adore, je n’ai pas été déçue du tout du tout !!! bien que le journaliste ait beaucoup orienté la discussion sur la politique…heureusement, Mr Kennedy l’a régulièrement recentrée sur la littérature…
Pour clore, la rencontre, petite séance de dédicace…bon, j’avais pris la résolution d’attendre que le Père Noël m’offre son dernier roman, mais….j’ai craqué ! me voici donc à attendre avec une trentaine d’autres fans, que l’Homme me dédicace son ouvrage .....DH
me rejoint à ce moment là et patiente avec moi….arrive enfin mon tour, j’étais parmi les derniers…il me serre la main, me fait un grand sourire…pose son stylo et me dit……..allez, devinez…….
" vous avez une très jolie écharpe !"
AAAAARRRGGGGGHHHHHH !!!!!!

Vous connaissez (certain(e)s en tous cas !) mon sens de la répartie…je réponds d’une petite voix : " merci…c’est moi qui l’ai faite " 

"vraiment, j’aime beaucoup….très jolies couleurs…."…mes pieds ne touchent plus le sol
, je ne vois pas, mais perçois le sourire de DH dans mon dos (viii je suis extra-lucide !)….Douglas (ben oui, on est potes maintenant
) me dédicace le livre (là rien de bien original)… je le remercie pour le plaisir que me procurent ses ouvrages…re-grand sourire, et re-poignée de main (viiii, deux poignées de mains pour moi toute seule)..... 
Voilà…..j’ai mis du temps à retoucher terre, et j’ai fait un résumé enflammé de l'interview à DH
, qui ne s’est pas départi de son sourire pour autant !! 
Deux petites photos...la première est floue, désolée, c'est l'émotion!!

Promis, maintenant, je "ne me la pète" plus .....

Un texte qui parle à certains amoureux de ma connaissance....
La lune et le miel
T'avais peut-être quatorze ans
T'avais encore la tête velue
T'avais des clôtures plein les dents
La première fois que je t'ai vu
Tu jouais encore avec ta fronde
Je jouais encore à la marelle
Quand on s'est promis mer et monde
Et puis la lune et puis le miel
Tu as été mon premier homme et moi, ta première pucelle
Et c'est sur la banquette arrière
De la voiture de ton père
Que j'priais Dieu pour qu'y m'pardonne d'être déjà en train de faire
Ce qui, pour moi, ne pouvait être
Que de l'amour éternel
T'étais peut-être en train de jouir
Ou peut-être en train de muer
Quand tu m'as dit : Ça fait plaisir
D'savoir que l'on est le premier
Un peu jaloux, un peu conscient
Qu'aimer toujours, ça dure longtemps
Surtout quand on a quatorze ans
Et qu'on a toute la vie devant
T'avais le crâne dégarni quand je t'ai vu y a quelques jours
T'es déménagé près d'ici
T'as des clôtures dans ta cour
Tu jouais encore comme un gamin à faire le tour de ta maison
À faire le tour de ton jardin
Sur un p'tit tracteur à gazon
T'avais peut-être 34 ans
Et encore une bonne dose de charme
T'avais la garde de tes enfants
Mais t'avais pas gardé ta femme
Moi, j'étais plus ronde et plus blonde
Sans aucun doute, un peu moins belle
J'n'avais connu ni mer ni monde
Et ni la lune et ni le miel
J'étais là, devant ta demeure, plantée comme un grand tournesol
T'es descendu d'ton petit tracteur
Tout en sueur, en camisole
Tu m'as fait le cœur tout crispé et le visage tout écarlate
Quand ton sourire m'a dévoilé
Ta belle rangée de dents droites
On est sorti de nos trentaines
On a rechaussé notre jeunesse
Dans une voiture qui était la tienne
On s'est aimé à toute vitesse
T'étais peut-être en train de jouir
Ou peut-être en train de pleurer
Quand tu m'as dit : Ça ferait plaisir
D'savoir que je serais le dernier
Extrait de l'album "Du coq à l'âme" 2000




